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Au commencement était "Graine
d'Incendie". Enfin non. Au commencement étaient Tom Béryl
(mon pseudo de scène pendant longtemps) et ses premières chansons
accompagnées par des bandes et des ordinateurs. Mais vint une
grande envie de monter sur scène avec de vrais musiciens.
Et de cette envie naquit Graine d'Incendie (nom
tiré d'une des chansons). Graine d'Incendie était un groupe de
rock en français, lyrique et poétique. Du rock-blues bien
saignant, agrémenté de quelques standards du blues. Groupe qui
tourna pas mal dans les années '90. Qui devint même, de galère en
galère, une équipe assez soudée. Mais les conditions sonores des
salles étant ce qu'elles sont, des auditeurs souhaitèrent une formule
qui aurait permis de mieux distinguer les paroles. De plus, les
endroits où l'on
accorde de l'importance au texte sont
généralement de petits lieux où le couple basse - batterie a des
effets dévastateurs. De là l'idée du trio. Un drôle de trio :
chant et harmonica + piano + guitare. Non, pas de basse, les basses
se font au clavier. Résultat, un son bien clair, la voix
respectée, et la possibilité de deux instruments tour à tour
solistes (plus l'harmonica).
Pourtant, une formule intermédiaire est possible :
nous avons (à la grande angoisse d'Huguette Van Dijck, fée du lieu
et pas rock pour un liard) joué à cinq durant une semaine à la
Samaritaine en 1999, satisfaisant à la fois les amateurs de texte
et les amoureux du beat. Mais la batterie se jouait avec des
"brosses" au lieu de baguette, et l'ampli de la basse
était scotché sur le volume minimum... Un CD témoigne de ces
concerts, il est disponible gratuitement si vous êtes
organisateur. Des
extraits sont disponibles sur ce site
en MP3. Ce fut aussi la première fois qu'aux chansons furent
ajoutées quelques poésies. Depuis, il y en a, là où le lieu et le
contexte s'y prêtent, nettement plus. Aujourd'hui, ce
cocktail chanson-blues-textes se décline de diverses façons et selon
diverses formules. Quant aux réactions, voyez une (très
résumée) revue de presse. Ah oui,
un CD (épuisé) en 95, un CD live en 99, un autre en 2002, un en préparation.
Et toujours, dussions-nous jouer à
l'Académie Française, il y aura dans le spectacle un ou deux
standards du blues. Graine d'Incendie a d'ailleurs engendré un
enfant blues,
(1) Les vrais musiciens offrent de vraies surprises
que ne donnera jamais un pc : être soudain impérieusement occupé le jour de la répét'
vitale, être bourré sur scène, avoir oublié ses partitions à la
maison le soir du concert et demander avant d'entamer un morceau
(assez haut pour que les trois premiers rangs l'entendent) :
"Ça va comment encore, ce truc-là ?"...